Avertir le modérateur

15/07/2013

Dysmorphophobie

dysmorphophobie.jpg

Explication d'une bavure

Vous avez du voir et revoir encore ces articles de presse en ligne ou de blogs isolant quelque individus connus qui ont abusé d'interventions esthétiques. Le propos est toujours le même : photos à l'appui, on voit la lente détérioration d'un visage au fur et à mesure des années.

Avec ce sentiment de presque révolte si on a un peu d'humanité qui nous donne envie de leur dire mais pourquoi ne vous-êtes pas arrêté alors que visiblement chaque intervention empirait le résultat de la précédente ?

C'est la très bonne question. Pourquoi Jocelyne Wildenstein et d'autres ont-ils accepté de montrer ce visage presque inhumain à la face du monde ? Les ratés, les retouches existent en médecine plastique comme dans les autres médecines. Mais la on a un sentiment pressant d'acharnement et d'incapacité à se retenir.

Dysmorphophobie. C'est la réponse ou du moins un essai de réponse à cette question. Cette affection se caractérise par un hiatus entre la perception de leur corps et un idéal de représentation de soi vers lequel ils tendent. Cette insatisfaction encourage au passage à l'acte si l'on peut dire mais n'est pas résolue par le premier changement qui en appellent d'autres.

Entre le sentiment d'une incomplétude qui sera potentiellement atténué par la prochaine intervention et la réparation d'un raté dont le nombre statistiquement va nécessairement croitre, on aboutit à cet enlaidissement à rebours complet de l'objectif d'origine qui était d'être plus beau.
L'illustration de ce phénomène par Philippe Toledano en éclaira plus d'eux et sans doute plus que les fameuses séries qui classent les pires ratages.

Complice ou non ?

Mais comme on ne se coupe pas ses cheveux soi-même, ces patients extraordinaires ont pu jouir de leur compulsion grâce à la complicité d'un chirurgien. Si il est vrai qu'on ne peut pas soupconner ce trouble en première consultation, le retour du patient ou son souhait obsédant d'une reprise devraient mettre la puce à l'oreille du professionnel.

Sauf que l'argent et la capacité de consulter plusieurs de ces professionnels à son gré sont des avantages supplémentaires. Si ceux-ci ne sont pas capables d'y mettre un frein, voire d'orienter le patient addictif vers un psychologue, on court droit à un détérioration irréversible du visage.

Et puis qu'est-ce qui empêche ces personnes d'aller ailleurs ? Rares sont les acteurs à l'étranger  à avoir mis en place des chartes de qualité louables qui empêchent que le tourisme esthétique soit transformé en supermarché de la frénésie d'aménagement et de réaménagement du visage et du reste du corps.

Le nerf de l'analyse reste donc l'appréciation du chirurgien. Un corps déjà très soumis aux changements n'est pas un fait anodin. Une anatomie ne sera jamais ou ne devrait jamais être un atelier de couture et n'en déplaise à certains spécialistes français, tous les experts basé en dehors de la France ne sont pas assoiffés d'argent et prêts à tout pour gagner un patient. 

13:12 Publié dans beauté, people | Lien permanent | Commentaires (0)

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu